Nos Idées

Un département écologique

L’humanité va devoir relever dans les années à venir un de ses plus grands défis : s’adapter au réchauffement climatique, cesser ses atteintes au climat, à la biodiversité, à la planète, afin que nos enfants et ceux qui suivront puissent vivre correctement sur notre planète. Nous allons devoir repenser notre mode de vie, nos consommations, nos déplacements, notre économie, donc être résilient, c’est à dire nous adapter et construire de nouveaux équilibres. 

Si l’écologie est beaucoup citée dans les discours politiques, qu’en est-il des actes ? Et puis écologie, ça peut vouloir tout et rien dire, et ça n’est pas uniquement la protection de l’environnement, loin de là ! Dans notre environnement, nous vivons en société, consommons, avec tout ce que cela implique, et la protection de l’environnement est donc nécessairement en lien avec la justice sociale, avec une économie durable et qui protège les travailleurs.euses et les consommateurs.trices, avec une vie sociale, artistique et culturelle riche et émancipatrice…

L’écologie est donc transversale, et partout peut permettre des progrès pour un monde plus durable.

Pour ce qui concerne les compétences du département, un des sujets évidents est la lutte contre la précarité énergétique et contre les gaspillages d’énergie, c’est donc se battre pour que tout le monde, propriétaires et locataires, puisse chauffer son logement sans que cela n’ait un coût démesuré, notamment grâce à l’isolation thermique des bâtiments. C’est aussi faire des choix qui permettent de limiter la production de gaz à effets de serre et de polluants de l’air.

Parmi les autres compétences, on peut citer celle de la gestion des collèges : nous nous engagerons pour que la part du bio à la cantine augmente progressivement, avec une priorité donnée aussi aux produits locaux et de saison, avec toujours de la viande pour celles et ceux qui le souhaitent, et en faisant découvrir les alternatives végétariennes de temps en temps. Les collèges sont aussi de gros bâtiments pour lesquels il est nécessaire d’envisager des rénovations thermiques et des régulations des consommations et de la gestion des déchets exemplaires. Nous nous engageons aussi à développer davantage de programmes de soutien aux actions éducatives permettant de sensibiliser les collégien.ne.s à la citoyenneté, à la solidarité et au respect de l’environnement.

Crèches, maisons de retraite, maisons du Rhône, bibliothèque départementale et autres bâtiments et équipements publics pourront bénéficier d’efforts pour être plus écolo, pour ce qui concerne les consommations, l’isolation et la gestion des déchets (et donc leur réduction).

Notre département, qui œuvre pour tous ses habitants et ses habitantes, qui agit pour les plus jeunes, les collégiens, pour les personnes en situation de handicap, pour nos seniors, se doit sur les questions écologiques d’être exemplaire, résilient, innovant. 

Nous prônons une écologie joyeuse, ambitieuse, réaliste, qui nous rassemble et qui nous permette de préserver nos biens communs : nos territoires, notre biodiversité, notre climat, notre planète. Pour nous, pour nos enfants et pour les générations qui suivront !

Service Public et solidarité

La notion de justice sociale et solidarité représente la  mission centrale du Département. 

Le Rhône est le département qui compte le plus de demandeurs d’emploi de la région, dont une augmentation d’environ 8% cette dernière année, en raison de la crise sanitaire et sociale que nous traversons.

Attendons-nous à  une recrudescence de la précarité , avec une augmentation de personnes privées d’emploi, et donc éligibles au RSA.

Qui plus est, nous ne pouvons ignorer la réforme des droits chômage en cours, qui va accentuer le phénomène de précarisation des foyers.

C’est pour ces raisons que le département se doit de proposer un service public accessible et de qualité, afin de pouvoir accompagner les personnes impactées, surtout sur un canton rural où la mobilité est déjà une problématique. 

Les habitants de notre canton ont subi un recul des services publics dans leur quotidien, entre autre par la diminution des services offerts par les Maisons du Rhône depuis 2017 : une réorganisation conduisant à un manque de visibilité et d’accessibilité, autant humaine que géographique, et ceci dans le but d’effectuer quelques économies…

Prenons pour exemple également les plages d’ouverture extrêmement restreintes depuis la crise sanitaire à la MDR d’Amplepuis, à savoir deux après-midi par semaine uniquement sur rdv…fermeture de l’accès libre au public depuis le 17 mars 2020.

Nous savons que ces restrictions impactent fortement l’accompagnement  des personnes fragilisées, et ceci nous ne pouvons le tolérer, comme nous ne pouvons accepter le glissement vers les privatisations, sous couvert d’économie et de rentabilité. 

Dans le cadre des compétences départementales, nous nous engageons à tout mettre en œuvre pour réimplanter l’ensemble des services publics, vecteurs de droit commun, au plus près des besoins des habitants, sur l’ensemble du territoire.

Un département tourné vers son avenir au travers sa jeunesse

En pleine crise sanitaire, sociale et économique, l’ensemble de la population et particulièrement les jeunes sont touché.e.s par une précarité forte. Le département dans sa mission d’acteur social doit pouvoir aider chaque jeune, quel que soit son parcours, et notamment, les jeunes issus de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) et les Mineur.e.s Non Accompagné.e.s (MNA).

Des jeunes sous la responsabilité des services départementaux sont hébergé.e.s dans des hôtels sans aucun accompagnement humain, éducatif ou de santé. Outre ces lacunes, des cas de maltraitances ainsi que des abandons de suivis à 18 ans ont été relevés dans les structures d’accueil.

Aujourd’hui, une personne sans domicile fixe sur quatre est passée par l’ASE, et 70% des jeunes issu.e.s des services départementaux ne sont pas diplômé.e.s. Cette surreprésentation des personnes passées par l’ASE et leur carence de qualification montrent un désintérêt profond des services de l’État pour cette population. Ne serait-il pas du devoir du département d’offrir à chaque jeune, quel que soit son parcours, son histoire ou son passé, une équité devant l’avenir et une chance concrète de pouvoir s’épanouir dans sa vie d’adultes ?

Nos propositions s’établissent sur plusieurs points. La première est l’interdiction totale du placement en hôtels, qui ne sont qu’un abandon des services publiques dans leurs missions. N’oublions que bon nombre de ces jeunes ont déjà vécu une enfance et/ou une adolescence difficile.

Le deuxième point est l’accompagnement de ces jeunes dans un âge charnière. A partir de 18 ans et ce jusqu’à 25 ans, les jeunes issu.e.s de l’ASE ou les ex MNA doivent être accompagné.e.s. Pour cela, nous souhaitons rendre obligatoire la mise en place des Contrats Jeunes Majeurs jusqu’à 21 ans, voire, jusqu’à 25 ans si cela s’avère nécessaire ou à la demande de l’adulte.

Il nous semble, par ailleurs, judicieux de mettre en place des contrôles extérieurs et indépendants pour lutter contre les dysfonctionnements des dispositifs d’accueil.

L’accompagnement de toute notre jeunesse est primordial, c’est pourquoi en parallèle,  nous souhaitons ouvrir l’accès au RSA dès la majorité, afin de permettre à chaque jeune de subvenir à ses besoins et gagner en indépendance pour entrer plus sereinement dans la vie active.

Un département de mobilité

Se déplacer dans notre canton peut devenir une véritable aventure dans certains cas : routes en mauvais état ou non déneigées; transports publics inadaptés, voire, inexistants à certains endroits.

Dans nos territoires ruraux, la mobilité est souvent associée à la possession d’une voiture, d’une voiturette ou d’un deux-roues motorisé, et lorsque l’on ne conduit pas ou plus, cette question devient centrale pour organiser sa vie. La faible densité de population de notre canton est un handicap pour pouvoir déployer des lignes régulières de transports en commun, le transport à la demande était une belle idée que la majorité actuelle n’a pas souhaité poursuivre ou encourager. Et pour beaucoup d’habitants, envisager une autre vision de la mobilité telle que le vélo n’est pas réaliste en l’état des infrastructures disponibles.

Bien que le département n’ait plus la compétence transport, il garde toute sa place pour épauler les collectivités dans l’organisation des transports publics, fort d’une longue expérience, pour ne laisser personne sur le bord du chemin. Mais le département gère la voirie départementale, celle de tous les les jours, quand vous allez au travail ou emmenez vos enfants à l’école et celle-ci est essentielle.

La nouvelle majorité départementale mettra l’accent sur le soutien aux nouvelles formes de mobilité et sur l’optimisation de la voirie existante. Pour nous, la mobilité ne se résume pas à construire un accès à l’autoroute pour quelques uns et saigner à blanc la biodiversité de tous, non. Pour nous, c’est l’ensemble des citoyens, quels que soient leur âge ou leur condition, qui doivent pouvoir se déplacer facilement, efficacement et en sécurité.

Pour cela, l’argent que la majorité actuelle destine à une fastueuse nouvelle route, nous l’emploieront pour améliorer les routes existantes, de façon à ce qu’elles soient plus sûres, pour les automobilistes, pour  les cyclistes, pour les piétons, pour tous.

La mobilité efficace, c’est aussi celle que l’on fait en moins : nous favoriserons la création d’aires de covoiturage concordantes avec les réseaux de transports publics auxquels nous apporterons notre soutien financier.

La mobilité efficace, c’est aussi celle qu’on ne fait pas : nous développerons les espaces de travail collaboratifs. Beaucoup d’entreprises sont réticentes au sujet du télétravail, souvent pour des questions de sécurité, ces espaces de travail sont une solution possible pour réduire notre besoin de mobilité et, par là même, l’impact environnemental et social qui en découle.

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